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Phonologie : acquisition de la conscience phonologique

La conscience phonologique c’est la perception auditive des sons et des phonèmes dans les mots. Lorsqu’un enfant acquiert la conscience phonologique il peut alors manipuler les unités sonores du langage (syllabes, rimes…) et entrer dans le processus de la lecture.

La conscience phonologique joue un rôle très important dans l’apprentissage de la lecture. En effet, un enfant dont la conscience phonologique aura été entraînée apprendra bien plus aisément la lecture. Si l’on peut dire que la conscience phonologique soit un pré-requis à un bon apprentissage de la lecture, elle est également une conséquence de l’entrée dans la lecture puisque les deux (conscience phonologique et lecture) sont intimement liées.

Pour accompagner l’enfant dans l’acquisition de la conscience phonologique, rien de tel que le jeu pour aborder des apprentissages ludiques et qui touchent les intérêts de l’enfant.

1. Le son de la lettre plutôt que son nom.

Le premier réflexe à avoir lorsque vous abordez la phonologie avec un enfant est de vous débarrasser du nom de la lettre pour ne garder que le son. Ainsi la lettre M ne sera pas appelée « èm » mais par son phonème « Mmmmm ». L’enfant associera donc la lettre écrite à un son. Ce même son étant bien plus utile pour former par la suite des phonèmes.

La pédagogie Montessori dispose d’un matériel très intéressant pour ancrer le son de la lettre : les lettres rugueuses. Contrairement à ce qui est pensé, elles ne servent pas à l’apprentissage de l’écriture mais sont bel et bien un support pour l’apprentissage de la lecture.

A défaut de posséder les lettres rugueuses qui restent un matériel très onéreux, il est possible de télécharger sur la boutique les cartes des lettres à tracer que vous retrouverez à la fois en script ou en cursives selon vos préférences.

L’enfant positionne la carte devant lui, il utilise l’index et le majeur de sa main forte (c’est-à-dire celle dont il se sert pour écrire) pour tracer la lettre. Le tracé se termine par la prononciation de manière claire et audible du phonème. Ainsi, le tracé de la lettre et le son seront intimement associés et l’enfant saura les relier lorsqu’il sera question de lire.

2. « Mon petit oeil voit »

Cette activité est un classique de la pédagogie Montessori et reste l’une de mes favorites car elle peut être réalisée avec un matériel très varié.

Le principe est simple : il s’agit de faire entendre à l’enfant les sons qui composent un mot. Pour hiérarchiser les apprentissages, il est possible d’augmenter la difficulté. On commence alors par le son d’attaque, c’est à dire le son qui commence le mot. Attention, on ne parle pas encore de syllabe (formée par plusieurs phonèmes), mais bel et bien de son.

Devant lui, l’enfant voit plusieurs objets, généralement trois, dont le nom commence par des sons différents. Prenons trois exemples : lunettes, renard, ballon. Afin d’être certain que l’enfant connait le vocabulaire n’hésitez pas à lui faire nommer chaque objet. L’adulte énonce sur le ton du jeu : « mon petit oeil voit un objet dont le nom commence par … Rrrrrrr ». Lorsque l’enfant repère le « rrrrrrenard », on passe alors au son suivant « mon petit oeil voit un objet dont le nom commence par …. Llllllll » Si vous sentez que votre enfant n’est pas à l’aise avec cet exercice au début, ne vous découragez pas, la conscience phonologique s’acquiert petit à petit. N’hésitez pas à recommencer avec ces trois objets, puis à passer à trois autres objets (qui commencent par le même phonème ou pas). Petit à Petit l’enfant se familiarisera avec les sons d’attaque.

Sur la boutique, je vous propose toute une série de cartes à pinces pour travailler la conscience phonologique avec notamment celles de niveau 1 qui permet de s’intéresser au son d’attaque. Le principe de la carte à pinces et l’auto-correction à l’arrière permet à l’enfant de réaliser l’activité en totale autonomie ce qui le conforte dans son apprentissage et sa confiance en lui.

Vous pouvez varier l’activité « mon petit oeil voit » en incluant les sons qui terminent les mots, voici un exemple « Mon petit oeil voit un objet dont le nom se termine par Ooooo »…. « Bateau se termine bien par Ooooooooo », mais également en ajoutant 2 difficultés : « mon petit oeil voit un objet commençant par Lllllllllll et se terminant par IN »…. « lapin commence bien par Llll et se termine bien par IN » ou bien  » Mon petit oeil voit un objet dont le nom commence par Lllll et dans lequel on entend Ppppppp »… « Lapin commence bien par Lllll et on entend Ppppp ».

3. Les rimes

Très vite vous vous apercevrez que l’enfant se passionnera pour les sons des mots et il associera certains d’entre eux : Marteau et Mouche commencent par Mmmmm tous les deux. C’est alors l’occasion d’aborder les rimes, c’est à dire les sons qui terminent les mots. En littérature il existe différents types de rimes : les rimes riches (ou suffisantes) et les rimes pauvres, c’est à dire celles qui concernent les syllabes et celles qui concernent les phonèmes. A vous de voir avec lesquelles vous vous sentez le plus à l’aise, mais il est intéressant d’aborder les deux : bateau et chapeau sont des rimes pauvres (la rime porte sur le son Ooooo), alors que lapin et sapin sont des rimes riches (la rime porte sur la syllabe PIN).

Avec les cartes à pinces sur les rimes, l’enfant associe deux illustrations qui se terminent par le même phonème ou la même syllabe, toujours sous la forme ludique et autonome.

D’autres documents permettant de travailler la phonologie en s’amusant sont disponibles sur la boutique en ligne. N’hésitez pas à aller y faire un tour pour y trouver ce que vous recherchez.

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Phonologie : préparer l’oreille à l’écoute des sons.

Au cours de son évolution et à des périodes plus ou moins définies, l’enfant découvre de manière spontanée et très intensément un élément de son environnement. Dans sa pédagogie, Marie Montessori appelle cela « les périodes sensibles » et cela participe à la construction de l’enfant. Le langage en fait partie et afin de faciliter les apprentissages de l’enfant il est important de pouvoir repérer ces périodes sensibles.

On peut dire que la période sensible du langage comporte trois étapes :

le langage oral qui court depuis la vie in-utéro jusqu’aux premiers mots qui ravissent tous les parents

l’acquisition du langage écrit et lu c’est-à-dire l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. L’enfant s’intéresse naturellement aux symboles mais aussi aux activités de motricité fine permettant de muscler sa main en vue de l’acquisition de l’écriture.

l’intérêt pour la grammaire et l’orthographe, c’est-à-dire la structure de la phrase, la nature et la fonction des mots, la conjugaison …

La série d’articles qui seront publiés prochainement s’intéresse à cette deuxième étape : l’acquisition du langage lu et écrit. Afin que les apprentissages s’ancrent de manière plus durable, il est intéressant de les aborder sous l’angle ludique à travers des jeux pour préparer l’oreille à l’écoute des sons, pour développer la conscience phonologique, pour reconnaître les lettres et pour identifier les syllabes.

Aujourd’hui, abordons la préparation de l’oreille à l’écoute des sons, étape indispensable dans l’apprentissage de la lecture. En effet, il est nécessaire que l’enfant soit capable d’identifier et d’associer les sons émis par les lettres. Comme le musicien, l’enfant doit s’entraîner afin que son écoute devienne intuitive et naturelle.

Avant d’aborder la question du son des lettres, voici quelques idées de petits jeux que vous pouvez proposer à votre enfant afin de le rendre plus réceptif à l’écoute.

– distinguer le bruit du silence en s’installant dans un endroit calme et verbaliser les moments de silence et de bruit

écouter différents bruits. Les objets qui nous entourent ne font pas le même son. Pour que votre enfant puisse distinguer cette différence de bruit, munissez-vous d’objets du quotidien, et invitez votre enfant à les écouter : le son du doigt tapé sur le fond de la casserole, le son de deux objets en bois qui s’entrechoquent, le son des lentilles dans le bocal, le son de vos mains qui applaudissent, … En isolant les sons, l’enfant apprend à se concentrer et il développe son acuité auditive (c’est-à-dire sa faculté à percevoir les sons)

jouer à faire le moins de bruit possible. Asseyez l’enfant sur une chaise, yeux bandés et placez sous la chaise un objet bruyant et sensible (c’est-à-dire qu’il risque de teinter quand il est déplacé). Demandez à votre enfant de le prévenir lorsqu’il entend l’objet, que vous aurez pris soin de faire sonner au préalable pour qu’il soit identifiable ou qu’il vous entend approcher de la chaise. Lorsque l’enfant est suffisamment concentré, tentez de récupérer l’objet en faisant le moins de bruit possible. Si l’enfant vous entend ou entend l’objet, il devra alors pointer du doigt dans la direction du bruit entendu. N’hésitez pas à changer les rôles et à vous bander les yeux à votre tour.

– en forêt, en campagne ou dans tout lieu naturel au calme, installez-vous et tentez d’identifier les bruits que vous entendez : le vent dans le feuillage des arbres, l’oiseau qui chante, le tracteur qui passe au loin, la vache qui meugle ou le chien qui aboie… Vous pouvez également préparer cette activité en amont en créant un bingo des sons que vous affinerez au fur et à mesure que votre enfant grandira : sur une feuille de papier, tracer 4 cases pour commencer et dessinez (ou imprimez, ou utilisez des gommettes) dans chacune d’entre elles, un animal ou un élément dont il faudra identifier le son lors de votre prochaine balade. A chaque fois que l’enfant aura entendu le bruit correspondant à une illustration du bingo, il pourra cocher la case.

utiliser son corps comme instrument de musique. Demandez à votre enfant de faire du bruit uniquement en utilisant son corps : les joues, les mains, le ventre, les cuisses, les pieds … au delà de l’expérience sensorielle cela permet également à votre enfant de s’approprier son schéma corporel.

reconnaître les sons des instruments de musique. Placez devant votre enfant 3 instruments de musique aux sons différents. Après avoir laissé l’enfant les manipuler librement quelques minutes, bandez-lui les yeux et faites sonner l’un des instruments. Demandez-lui ensuite de montrer (ou nommer s’il en est capable) l’instrument que vous venez d’utiliser.

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S’intéresser au temps qu’il fait

L’étude du temps et de la couverture nuageuse passionne les hommes depuis des temps immémoriaux, puisqu’elle permet de prédire la météo et ainsi adapter leur posture ou leurs cultures agricoles.

A l’heure actuelle, s’intéresser au temps qu’il fait permet de comprendre différents phénomènes, mais pour cela il est nécessaire de comprendre ce que signifie la météorologie.

La météorologie c’est l’étude des phénomènes climatiques grâce à l’observation et à l’analyse de différentes variables : la température, les précipitations, l’ensoleillement, la pression atmosphérique … Le météorologue utilise pour cela différents appareils pour calculer ces variables.

Aborder la météorologie avec les enfants peut se faire très tôt car au delà de l’observation de la nature, cela permet à l’enfant de se repérer dans le temps et dans l’espace puisque la météo dépend des saisons mais également de la situation géographique.

Avec les plus jeunes, vous pouvez commencer par expliquer les relations de cause à effet : quelle tenue adopter selon le temps qu’il fait, selon la température ?

Je vous invite à télécharger et à utiliser pour cela l’excellent fichier disponible sur la boutique en ligne de Maaademoiselle A Shop : La météo

cartes de nomenclature
Maaademoiselle A Shop

Ce fichier comprend 10 cartes de nomenclature essentielles pour développer le vocabulaire de l’enfant.

Voici une petite idée d’activités à préparer pour votre enfant dès 2 ans afin de lui expliquer la relation de cause à effet : s’habiller selon le temps qu’il fait :

Etalez devant lui différents vêtements : un tee shirt, un short, une casquette, un bonnet de laine, une écharpe, des gants, un parapluie, des bottes, un k-way, une doudoune, des sandalettes, un pull … Nommez chaque objet avec lui. Puis, proposez lui une carte du fichier Météo et demandez à votre enfant quels vêtements sont, selon lui, appropriés au temps représenté sur la carte. Petit à petit, l’enfant comprendra que le froid l’obligera à mettre des vêtements chauds, et au contraire, la casquette est essentielle pour se protéger du soleil.

Cette activité pourra se faire également par la suite au moment de vos sorties : questionnez votre enfant : selon toi, comment allons nous nous habiller aujourd’hui pour aller se promener ? Est-il judicieux de mettre les bottes ?

Prenez également le temps d’observer les nuages. C’est une activité très reposante et inspirante, qui plus est permet de mettre en marche l’imagination. Allongez vous dans l’herbe dans un espace dégagé et observez le ciel avec votre enfant. Avez-vous remarqué que les nuages n’ont pas la même forme, ni la même couleur ? Certains forment de grosses masses grises tandis que d’autres laissent l’impression d’une traînée de poussière après avoir passé le balai… il y a de petites boules de coton et de longs nuages qui s’étirent … Il y a des nuages qui semblent plus proches de nous et d’autres qui semblent monter très haut dans le ciel. Vous allez vite vous prendre au jeu et chercher des formes dans les nuages.

Maaademoiselle A Shop propose également un deuxième fichier, à propos des nuages cette fois.

cartes de nomenclature
Maaademoiselle A Shop

Il peut être intéressant de proposer les cartes à l’enfant et de lui demander en les observant quelle carte correspond aux nuages qu’il peut apercevoir dans le ciel. Ainsi vous pourrez associer les cartes de nomenclature des nuages avec la roue des nuages que je vous propose de télécharger en passant par ce lien. Elle permet non seulement d’identifier les nuages présents dans le ciel, mais également de pouvoir prédire le temps qu’il fera grâce à des pictogrammes. C’est un support extrêmement ludique dans le sens où l’enfant est parfaitement capable de l’utiliser même sans être lecteur. Le nom du nuage n’est qu’accessoire.

Pour aller plus loin, ou bien avec des enfants plus âgés, vous pouvez aborder les instruments de mesure du temps qu’il fait, utilisés par les météorologues pour comprendre les phénomènes climatiques ou prévoir la météo. Si chacun a une fonction précise, tous ne sont pas connus du grand public. Par ailleurs, la météorologie étant une science qui existe depuis les premiers hommes, ces instruments sont devenus de plus en plus précis et complexes.

A l’aide du fichier Les instruments de mesure du temps, vous pouvez proposer une activité de reconnaissance des objets. Cela aidera l’enfant à comprendre le rôle de chacun d’entre eux. Pour ancrer durablement les apprentissages, n’hésitez pas à proposer à votre enfant de chercher dans le dictionnaire une définition succincte de ces instruments de mesure. Chercher l’information est bien plus qualitatif que de l’avoir à portée de main.

Voici une autre idée d’activité autour des instruments de mesure du temps : placez les cartes sur une table et demandez à votre enfant s’il existe dans la maison des objets qui ont la même fonction. Pour certains c’est assez simple, le thermomètre notamment. Pour d’autres c’est plus complexe. Pourquoi ne pas aussi proposer à votre enfant d’associer les instruments qui permettent d’étudier le même phénomène ? C’est le cas par exemple des différents thermomètres, ou bien de l’anémomètre, la girouette et la manche à air qui s’intéressent au vent.

Une fois que votre enfant connaîtra la fonction des instruments, je vous propose de l’inviter à devenir météorologue pour réaliser les activités proposées dans le livret d’activités : la météorologie. Préparée différemment que les autres livrets de la boutique, celui-ci permet davantage de manipulation, ainsi l’enfant adopte une posture de scientifique : observer, émettre des hypothèses, les vérifier et consigner tout cela dans un carnet dédié.

En effet, le livret propose de réaliser quelques instruments pour mesurer le temps qu’il fait : au programme : la réalisation d’un pluviomètre, d’une girouette et d’une petite station météo. A la suite de ces réalisations, votre enfant pourra relever les mesures prises et ainsi observer les phénomènes climatiques à court terme et proposer des hypothèses pour les expliquer.

Développer l’observation active de l’environnement permet à l’enfant de se poser des questions afin de comprendre le monde qui l’entoure. La météorologie est une science qui accompagne toutes les innovations et les évolutions de l’homme, elle n’est pas juste un accessoire permettant de savoir si demain on prend ou pas son parapluie, des enjeux bien plus importants sont à l’oeuvre, notamment la préservation de l’environnement.

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Observer les feuilles.

De prime abord, rien ne ressemble plus à une feuille qu’une autre feuille. En partant de ce principe, les balades en pleine nature ne revêtent pas un très grand intérêt. Pourtant, en se penchant davantage sur l’observation du monde qui nous entoure, nous nous apercevons très rapidement que la nature est unique, colorée et de toutes les formes possibles.

A l’aide du document « la forme des feuilles » disponible via ce lien, observer les feuilles devient alors un jeu d’enfant.

Vous pouvez étaler devant vous le butin de votre collecte de feuilles réalisée auparavant, ou bien emmener vos cartes lors de vos sorties nature. Choisissez la feuille qui vous inspire le plus et posez-vous la question : s’agit-il d’une feuille simple ou composée ? Si elle est attachée directement à la branche, c’est une feuille simple, si au contraire, plusieurs folioles sont rassemblés sur un radicule (petite tige), lui même attaché à la tige, alors c’est une feuille composée.

Vous pouvez également vous focaliser sur la forme du limbe, la partie verte et plate de la feuille, ainsi que la forme de la marge, le tour de la feuille. A partir de ces observations, vous serez alors en mesure d’identifier quelques caractéristiques de la feuille que vous avez en face de vous.

L’observation active et l’assimilation d’un vocabulaire précis participent toutes deux à la connaissance et à la reconnaissance du monde qui nous entoure. Ce sont deux éléments nécessaires pour éduquer l’enfant au développement durable, à la beauté et à la diversité de notre nature et à l’importance de prendre soin de notre planète !