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Grammaire : apprendre la nature des mots grâce à la pédagogie Montessori

Connaître la nature des mots permettant l’analyse des phrases est une étape dans l’instruction d’un enfant, une étape parfois douloureuse. De nombreuses personnes assurent n’en avoir retiré aucun plaisir, que cela a été très compliqué et que même aujourd’hui, elles ne savent parfois pas faire la différence entre un adjectif ou un adverbe.

Pourtant, en utilisant la méthode proposée par le Docteur Montessori, vous verrez que non seulement la grammaire n’est pas si complexe que ce que vous avez pu penser, mais surtout que cela puisse être appris de manière ludique tout en manipulant le matériel.

En effet, comme pour tous les apprentissages, dans la pédagogie Montessori, l’approche de la grammaire se fait de manière sensorielle en manipulant afin de comprendre la construction de la phrase. Pour cela, Maria Montessori a créé un matériel appelé « les symboles grammaticaux ».

Ce matériel se compose tout d’abord de 9 solides en 3 dimensions qui permettent de visualiser les 9 principales natures de mots, puis d’une boite comportant 9 casiers dans lesquels se trouvent les symboles « à plat »

Quels sont ces 9 symboles ?

Les deux premiers symboles présentés à l’enfant sont :

  • Le nom, représenté sous la forme d’une pyramide noire car c’est le pilier de la phrase.
  • Le verbe, représenté sous la forme d’une sphère rouge car c’est le verbe qui apporte le mouvement dans la phrase (comme la sphère qui roule)

S’en suivent :

  • l’adjectif représenté par une pyramide bleu-foncé plus petite que celle du nom
  • le déterminant représenté par une pyramide bleu-clair plus petite que celle de l’adjectif
  • Le pronom représenté par une pyramide violette à trois côtés

Nom, adjectif et déterminant forment « la famille du nom » c’est pour cette raison qu’ils ont la même forme : une pyramide. La taille et la couleur correspondent à leur importance dans la phrase. La famille du nom peut être remplacée par un pronom, c’est pour cette raison que le pronom est une pyramide à base triangulaire pour représenter les 3 mots qu’il remplace.

  • l’adverbe représenté par une sphère orange, plus petite que celle du nom.

La sphère représente le mouvement et l’adverbe apporte des précisions sur le verbe ou le modifie. (par la suite, on expliquera à l’enfant que l’adverbe peut aussi intervenir sur l’adjectif ou sur un autre adverbe).

  • la préposition représentée par un « pont » vert, ou plutôt une lune parce que la préposition relie un élément de la phrase à un autre (je suis allée chez le coiffeur. CHEZ est la préposition qui permet de savoir où je suis allée)
  • la conjonction représentée par un rectangle rose, parce que comme un tiret, la conjonction relie deux phrases entre elles.
  • l’interjection représentée par une pyramide dont le sommet est planté dans une sphère, le tout doré. Il ressemble à un point d’exclamation car l’interjection est souvent accompagnée de ce signe de ponctuation.
Solide des symboles grammaticaux : Montessori-Store
boite des symboles grammaticaux : Montessori Store

Comment aborder la nature des mots selon la pédagogie Montessori ?

Afin que l’enfant sache identifier la nature des mots, il est nécessaire de comprendre le rôle de chaque mot dans la phrase. Ainsi, en suivant la progression proposée par Maria Montessori, nous allons commencer par présenter à l’enfant les deux mots principaux : le nom et le verbe. Tous les deux sont indispensables dans la phrase et donnent des indications pour le sens de celle-ci. Le nom permet de savoir de qui l’on parle, le verbe permet de savoir ce que fait le nom.

L’adulte propose alors à l’enfant des mots, verbes ou noms et l’enfant place dessous le symbole correspondant.

On augmente la difficulté en ajoutant ensuite et dans cet ordre : le déterminant, l’adjectif et l’adverbe. Les suivants arriveront plus tard. En expliquant à chaque fois le rôle de chaque symbole, l’enfant arrive alors à les retrouver dans les phrases et petit à petit, il codera à l’aide des symboles des phrases de plus en plus longues.

Identifier la nature des mots

Quelques idées de jeu autour de la nature des mots :

Tout d’abord et grâce à la leçon en trois temps, vous pouvez proposer à votre enfant d’apprendre les différentes natures de mots à l’aide des cartes de nomenclature. On commence toujours par le nom et le verbe, puis on introduit dans cet ordre le déterminant, l’adjectif et l’adverbe. Les autres seront vus ultérieurement.

Ensuite, vous pouvez mettre à disposition de votre enfant les cartes à pinces : il pourra alors associer le mot en gras à sa nature. Les cartes à pinces sont un matériel très prisé des enfants : c’est ludique, ça permet d’exercer sa motricité et il apprend mieux quand son corps est en mouvement et enfin cela sort du cadre strict de l’apprentissage de la grammaire. L’encodage arrivant donc plus tard.

Cartes à pinces : la nature des mots

Puis votre enfant pourra également coder des phrases à l’aide des symboles grammaticaux. Dans le document ci-dessous, les symboles grammaticaux sont inclus, cela nécessitera un travail de découpage en amont, mais ensuite votre enfant pourra les manipuler à sa guise. Rappelons que dans ce document et dans tous les autres autour de la grammaire, la difficulté se veut croissante en ne présentant à l’enfant qu’une difficulté à la fois. On passe au symbole suivant dès lors que les précédents sont bien compris.

Enfin, un dernier jeu où votre enfant pourra associer des phrases avec des codes réalisés à l’aide des symboles grammaticaux.

Associer les phrases aux symboles grammaticaux

Documents à retrouver sur Les Trésors de l’Apprentissage

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Le co-schooling

Voilà un terme de plus en plus utilisé par les familles, mais qu’y a-t-il derrière cet anglicisme ?

Qu’est-ce que le Co-Schooling ?

Le co-schooling signifie “avec l’école“. Ca veut donc dire que lorsqu’une famille pratique le Co-schooling, elle propose aux enfants des activités en parallèle de ce qui est vu à l’école. Mais si vous ne connaissez pas le terme, la pratique en elle-même est plutôt répandue. En effet, les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et ont donc un rôle non négligeable à jouer dans l’instruction de ceux-ci. Jusqu’à aujourd’hui les parents peuvent encore choisir de déléguer ou non cette instruction, partiellement, ou totalement.

Lorsque l’instruction est totalement déléguée, les enfants vont à l’école.

Lorsque l’instruction n’est pas du tout déléguée, les enfants pratiquent l’instruction en famille (ou IEF)

Cartes de nomenclature : les empreintes des animaux

Lorsque l’instruction est partiellement déléguée, les enfants vont à l’école et les parents gardent un oeil sur les apprentissages, mais il y contribuent également à leur manière. C’est le co-schooling.

Pourquoi faire du co-schooling ? Cela ne risque-t-il pas de surcharger des enfants déjà bien fatigués par le rythme imposé au quotidien ? 

Il y a plusieurs raisons à pratiquer le co-schooling :

– on peut voir le co-schooling comme du “rattrapage scolaire“, c’est-à-dire aider l’enfant à surmonter ses difficultés dans une matière ou concernant une notion en particulier.

– le co-schooling peut aussi intervenir pour étoffer quelque chose vu à l’école : par exemple faire des recherches ou des activités sur un animal étudié dans un album …

– enfin le co-schooling peut aussi être l’occasion d’accompagner l’enfant dans ses apprentissages, si ceux-ci dépassent le cadre de référence de l’école : c’est à dire le programme scolaire.

En règle générale, le co-schooling c’est l’occasion d’apprendre des choses, mais par le biais du jeu, de la manipulation, des expériences… il s’agit donc de découvrir de nouvelles notions ou de comprendre quelque chose en utilisant du matériel différent de l’école.

Cartes de nomenclature les animaux préhistoriques

Cartes à pinces de dénombrement : la préhistoire

Lorsque les enfants sont à l’école, dans une classe comportant environ 25 élèves, il est bien évident que l’enseignant a toutes les peines du monde à individualiser son enseignement, pour la simple raison qu’il manque cruellement de temps (et de moyens). N’oublions pas que les parents sont les premiers pédagogues de leurs enfants et dans ce sens, ils sont tout à fait légitimes pour étoffer leurs apprentissages. Et ils ont cette chance, les parents, de ne pas avoir 25 enfants du même âge devant eux. Ainsi, ils peuvent consacrer leur temps uniquement aux questionnements de leur enfant (et des autres aussi, mais que les familles de 25 enfants lèvent la main ??? ^^) en utilisant toutes les ressources qu’ils ont à leur disposition à condition de les identifier comme telles.

On peut par exemple parler des fractions ou de proportionnalité en faisant un gâteau, on peut travailler la lecture au moyen des pédagogies alternatives, on peut répondre aux questionnements des enfants sur les abeilles en allant faire un tour chez un apiculteur … Tout est prétexte à l’apprentissage pour l’enfant.

Cartes à pinces – je compte les syllabes orales des mots

Par ailleurs, alors qu’à l’école le temps scolaire est scrupuleusement surveillé afin d’y faire rentrer tout ce qui est prévu dans la journée, l’avantage à la maison c’est que l’enfant a le temps et ça c’est un réel avantage. Imaginons qu’un enfant, passionné par la peinture soit obligé de s’arrêter dans sa création parce que c’est l’heure d’aller à la récréation ? Imaginez un autre enfant, qui met un peu plus de temps à écrire soit lui-aussi obligé de se presser, voire même d’arrêter sa production, parce que maintenant c’est l’heure des mathématiques ? Le fait d’avoir la possibilité de respecter le rythme de son enfant, qu’il soit plutôt lent par souci de bien faire ou bien parce que l’enfant a des stratégies de réflexion qui prennent un peu plus de temps, ou bien rapide parce que le petit percute plus vite, parce qu’une réflexion en entraîne une autre, parce que sa curiosité prend le dessus, est un vrai plus afin qu’il puisse toujours se sentir à l’aise et épanoui dans ses apprentissages. 

Cartes de nomenclature – les monuments du monde

Quand proposer des activités de co-schooling ?

Tout d’abord, il n’y a pas de planning prévu parce que contrairement à l’école, il n’y pas de cahier des charges, de programme à terminer à tel ou tel moment.

De plus, les enfants, comme les parents, sont fatigués de la journée qui vient de se passer, obligés de se contenir, de respecter le programme établi par la maîtresse …

Enfin, parfois, les enfants et/ou les parents, n’ont tout simplement pas envie. Et c’est important de s’écouter dans ce cas. Car si l’enfant n’a pas envie de faire l’activité que vous lui avez proposé, il risque de se braquer ou bien de ne pas retenir ce que vous essayez de lui expliquer …  et si c’est vous, qui vous forcez à mettre en place quelque chose qui ne vous parle pas, ou à un moment qui vous est personnellement inopportuns, alors vous n’arriverez pas à transmettre à votre enfant l’enthousiasme nécessaire. nous ne sommes pas à l’école, le co-schooling c’est de l’amusement avant tout 🙂

Afin que le co-schooling soit efficace, il est donc nécessaire de prendre le temps d’observer vos enfants dans leurs activités, au quotidien, dans leurs jeux, à des moments plus classiques comme le repas, le bain … Je vous conseille de prendre le temps de les regarder pour les comprendre, savoir ce qui les intéresse en ce moment, ce qui ne fonctionnera pas, ce dont ils sont capables, leurs réflexion, leurs raisonnements, leurs envies … Et observer, ça prend beaucoup de temps et ça demande d’être uniquement concentrés là dessus. Grâce à ces observations, vous pouvez donc savoir quoi leur proposer, et surtout quand !

Certains enfants sont plutôt du matin, d’autres sont plus efficaces le soir. Tel enfant réclamera « du travail » sitôt revenu de l’école alors qu’un autre préfèrera que les activités aient lieu le mercredi ou bien le week-end ou encore pendant les vacances scolaires.

Comment s’organiser ?

Il n’existe pas une règle à suivre pour le co-schooling, mais une adaptation pour chaque famille. Voici quelques pistes.

les tables thématiques. pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines (il n’y a pas de temps précis, vous faites ce que vous avez à faire en prenant votre temps) les activités tournent autour d’un sujet et c’est l’occasion d’aborder tous les aspects, qu’ils soient du domaine du langage, du domaine scientifiquemathématiquehistorique et même artistique !

Cartes de nomenclature – les étapes de la fabrication du miel

Vous pouvez mettre en place un petit monde sur la table dédiée à cela, en utilisant un maximum d’objets de récup’ et naturels, des choses que vous possédez à la maison. le petit monde doit être joli visuellement et qu’il donne envie aux enfants d’aller manipuler tous les éléments. Vous pouvez des choses qu’ils connaissent, d’autres non, mais qui amènent au questionnement. Vous pouvez aussi volontairement oublier des choses et les enfants complètent la table à leur manière.

Vous pouvez proposer une sélection de livres jeunesse, parce que vous savez que la lecture est un aspect essentiel dans le quotidien des enfants. L’idée est de sélectionner plusieurs albums différents : avec des textures ou des sons, des documentaires, des histoires de toutes sortes, avec des rabats, des énigmes … Le but est vraiment de varier les supports. Tous les livres sont rangés dans une caisse. ainsi regroupés et mis en avant, ils capteront l’intérêt de vos enfants.

Les plateaux de manipulation sont intéressants également. Inspirés de la pédagogie Montessori, ils permettent de développer la motricité fine des enfants, mais pas que ! Ils ont aussi l’avantage d’ancrer les apprentissages de manière tout à fait ludique. Souvent, les plateaux se ressemblent beaucoup d’une thématique à l’autre, mais on change les éléments utilisés afin qu’ils correspondent mieux à la thématique. Ils peuvent également évoluer en fonction de l’âge de l’enfant. Par exemple, il est possible de proposer du transvasement pour les tout petits avec des noix pour une thématique Automne, puis, choisir des graines plus petites pour une thématique future.

N’hésitez pas à garder une trace des productions de vos enfants qu’il s’agit d’art visuel, de livret d’activités ou de lapbook, non seulement cela permet de garder une trace de ce qui a été fait et l’enfant est toujours ravi de revoir ce qu’il a pu faire quelques semaines, quelques mois auparavant ou bien de montrer ses productions aux membres de la famille ou aux amis, mais cela permet également d’observer les compétences acquises ou non par vos enfants et donc de réajuster vos activités soit parce que la notion en question est acquise et donc les enfants ne voient pas l’intérêt d’en rajouter une couche, soit parce que certaines choses ne sont pas encore pour tout de suite, parce qu’il y a d’autres étapes entre deux

Quelle méthode suivre ?

Aucune méthode n’est meilleure qu’une autre, à vous de trouver votre équilibre selon vos envies et selon vos enfants. Vous pouvez piocher à droite et à gauche ce qui vous intéresse et trouver votre bonheur dans les pédagogies alternatives telles que SteinerFreinetMasonReggio, Froëbel pour la pratique et Dewey, Meirieu, Gardner ou encore Piaget.

En fait, tout est prétexte à l’apprentissage, tout le matériel, les jeux que vous possédez permettent de faire du français, des sciences, des mathématiques … et le fait que tout soit à disposition est super pratique pour dégainer ce dont vous avez besoin pour expliquer sur le pouce une notion qui questionne votre enfant ou bien pour aller plus loin dans vos démarches d’apprentissage, si bien que les enfants n’ont même pas conscience de travailler, d’apprendre et de retenir des notions qui leur seront essentielles tout au long de leur vie.

Et pour conclure

Il n’est bien sûr absolument pas question de faire de vos enfants des petits génies, mais bel et bien de les accompagner dans leurs demandes. Vous verrez qu’un enfant va vite dans ses apprentissages dès lors qu’il est motivé et passionné. Le fait de pratiquer le co-schooling lui permet vraiment de ne pas se sentir bridé, frustré par le système éducatif de l’école et de se rendre compte qu’il y a d’autres alternatives.

C’est dans cette optique que j’ai créé Les Trésors de l’Apprentissage, afin de vous proposer des documents ludiques pour que votre enfant puisse avancer dans ses questionnements et ses intérêts tout en jouant et en s’amusant car il s’agit bien là du plus important, n’est-ce-pas ?

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Le lapbook : un outil formidable pour apprendre autrement

Qu’est-ce qu’un lapbook ?

Le lapbook est un dossier mis en forme par l’enfant sur une thématique particulière. Il a ceci de particulier qu’il contient peu d’écrit, mais un maximum de visuels pour le rendre ludique, attrayant, interactif et surtout unique. En français, on pourrait traduire le mot lapbook par « livre animé ».

Pourquoi réaliser un lapbook ?

Le lapbook peut être fabriqué à l’école, mais aussi dans le cadre de l’instruction en famille, mais également en co-schooling. Le lapbook permet de garder une trace des apprentissages, puisque l’enfant restitue ses connaissances et résume les notions qu’il a acquises. Il encourage la créativité pour rendre l’outil unique puisqu’à l’image de l’enfant. L’enfant, autonome dans la réalisation, est donc acteur de ses apprentissages.

Si vous êtes adeptes des apprentissages ludiques, le lapbook est fait pour vous parce qu’il est enthousiasmant et motivant pour l’enfant de créer quelque chose à son image.

Le travail de recherche, connu pour être très efficace en matière d’apprentissage, a ici toute son importance car l’enfant est amené, soit à rechercher les informations qu’il souhaite retranscrire dans les cahiers ou les livres qu’il a étudiés, mais également s’il veut aller plus loin.

à qui le lapbook est-il destiné ?

Le lapbook peut être adapté à tous les âges, même aux enfants non lecteurs ou en bas âge. En effet, le principe est de le complexifier selon le niveau et les capacités personnelles de chaque enfant.

En aucun cas le lapbook doit être une difficulté pour l’enfant, sinon il perd toutes ses qualités. C’est pour cela que l’intervention d’un adulte peut être parfois nécessaire, pour découper les éléments ou proposer des choses pré-remplies. Ainsi, l’enfant peut donc réaliser son lapbook partiellement ou totalement.

Souvent, il est conseillé d’accompagner l’enfant surtout s’il n’est pas encore à l’aise avec le principe du lapbook. Petit à petit, il prendra l’habitude et se familiarisera avec les « codes » de réalisation, prenant par la même occasion de plus en plus d’autonomie et d’initiatives dans la création.

Que peut-on trouver dans un lapbook ?

des définitions, des enveloppes à ouvrir, des cartes, des animations, des roues à tourner, des fenêtres à soulever, des tirettes, des dessins, des livrets, des pop-up, des objets amovibles …

vous l’aurez compris, la seule limite est votre imagination ! et pour rendre le lapbook encore plus unique et esthétique, vous pouvez même envisager de le décorer en utilisant des méthodes et du matériel de scrapbooking.

Quel est le matériel dont vous aurez besoin pour créer un lapbook ?

Pour fabriquer un lapbook, le matériel dont vous aurez besoin est dans vos tiroirs ou à défaut, facilement trouvable : des feuilles cartonnées de différentes couleurs, de la colle, des ciseaux, des feutres/crayons de couleur/peinture…, une perforatrice, de la ficelle, des attaches parisiennes, des trombones, une règle, des stylos, du scotch… Bref faites vous plaisir 🙂

Vous souhaitez vous lancer ?

…mais la création du lapbook vous fait peur ?

Saviez-vous que les Trésors de l’Apprentissage vous propose plusieurs lapbooks clés en main ?

Tous les éléments sont présents et un pas à pas très détaillé vous accompagne dans la réalisation, même si, bien entendu, il vous est tout à fait possible d’adapter la forme de votre lapbook.

Voici les thématiques disponibles :

Le système solaire Les abeilles Les papillons

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Phonologie : acquisition de la conscience phonologique

La conscience phonologique c’est la perception auditive des sons et des phonèmes dans les mots. Lorsqu’un enfant acquiert la conscience phonologique il peut alors manipuler les unités sonores du langage (syllabes, rimes…) et entrer dans le processus de la lecture.

La conscience phonologique joue un rôle très important dans l’apprentissage de la lecture. En effet, un enfant dont la conscience phonologique aura été entraînée apprendra bien plus aisément la lecture. Si l’on peut dire que la conscience phonologique soit un pré-requis à un bon apprentissage de la lecture, elle est également une conséquence de l’entrée dans la lecture puisque les deux (conscience phonologique et lecture) sont intimement liées.

Pour accompagner l’enfant dans l’acquisition de la conscience phonologique, rien de tel que le jeu pour aborder des apprentissages ludiques et qui touchent les intérêts de l’enfant.

1. Le son de la lettre plutôt que son nom.

Le premier réflexe à avoir lorsque vous abordez la phonologie avec un enfant est de vous débarrasser du nom de la lettre pour ne garder que le son. Ainsi la lettre M ne sera pas appelée « èm » mais par son phonème « Mmmmm ». L’enfant associera donc la lettre écrite à un son. Ce même son étant bien plus utile pour former par la suite des phonèmes.

La pédagogie Montessori dispose d’un matériel très intéressant pour ancrer le son de la lettre : les lettres rugueuses. Contrairement à ce qui est pensé, elles ne servent pas à l’apprentissage de l’écriture mais sont bel et bien un support pour l’apprentissage de la lecture.

A défaut de posséder les lettres rugueuses qui restent un matériel très onéreux, il est possible de télécharger sur la boutique les cartes des lettres à tracer que vous retrouverez à la fois en script ou en cursives selon vos préférences.

L’enfant positionne la carte devant lui, il utilise l’index et le majeur de sa main forte (c’est-à-dire celle dont il se sert pour écrire) pour tracer la lettre. Le tracé se termine par la prononciation de manière claire et audible du phonème. Ainsi, le tracé de la lettre et le son seront intimement associés et l’enfant saura les relier lorsqu’il sera question de lire.

2. « Mon petit oeil voit »

Cette activité est un classique de la pédagogie Montessori et reste l’une de mes favorites car elle peut être réalisée avec un matériel très varié.

Le principe est simple : il s’agit de faire entendre à l’enfant les sons qui composent un mot. Pour hiérarchiser les apprentissages, il est possible d’augmenter la difficulté. On commence alors par le son d’attaque, c’est à dire le son qui commence le mot. Attention, on ne parle pas encore de syllabe (formée par plusieurs phonèmes), mais bel et bien de son.

Devant lui, l’enfant voit plusieurs objets, généralement trois, dont le nom commence par des sons différents. Prenons trois exemples : lunettes, renard, ballon. Afin d’être certain que l’enfant connait le vocabulaire n’hésitez pas à lui faire nommer chaque objet. L’adulte énonce sur le ton du jeu : « mon petit oeil voit un objet dont le nom commence par … Rrrrrrr ». Lorsque l’enfant repère le « rrrrrrenard », on passe alors au son suivant « mon petit oeil voit un objet dont le nom commence par …. Llllllll » Si vous sentez que votre enfant n’est pas à l’aise avec cet exercice au début, ne vous découragez pas, la conscience phonologique s’acquiert petit à petit. N’hésitez pas à recommencer avec ces trois objets, puis à passer à trois autres objets (qui commencent par le même phonème ou pas). Petit à Petit l’enfant se familiarisera avec les sons d’attaque.

Sur la boutique, je vous propose toute une série de cartes à pinces pour travailler la conscience phonologique avec notamment celles de niveau 1 qui permet de s’intéresser au son d’attaque. Le principe de la carte à pinces et l’auto-correction à l’arrière permet à l’enfant de réaliser l’activité en totale autonomie ce qui le conforte dans son apprentissage et sa confiance en lui.

Vous pouvez varier l’activité « mon petit oeil voit » en incluant les sons qui terminent les mots, voici un exemple « Mon petit oeil voit un objet dont le nom se termine par Ooooo »…. « Bateau se termine bien par Ooooooooo », mais également en ajoutant 2 difficultés : « mon petit oeil voit un objet commençant par Lllllllllll et se terminant par IN »…. « lapin commence bien par Llll et se termine bien par IN » ou bien  » Mon petit oeil voit un objet dont le nom commence par Lllll et dans lequel on entend Ppppppp »… « Lapin commence bien par Lllll et on entend Ppppp ».

3. Les rimes

Très vite vous vous apercevrez que l’enfant se passionnera pour les sons des mots et il associera certains d’entre eux : Marteau et Mouche commencent par Mmmmm tous les deux. C’est alors l’occasion d’aborder les rimes, c’est à dire les sons qui terminent les mots. En littérature il existe différents types de rimes : les rimes riches (ou suffisantes) et les rimes pauvres, c’est à dire celles qui concernent les syllabes et celles qui concernent les phonèmes. A vous de voir avec lesquelles vous vous sentez le plus à l’aise, mais il est intéressant d’aborder les deux : bateau et chapeau sont des rimes pauvres (la rime porte sur le son Ooooo), alors que lapin et sapin sont des rimes riches (la rime porte sur la syllabe PIN).

Avec les cartes à pinces sur les rimes, l’enfant associe deux illustrations qui se terminent par le même phonème ou la même syllabe, toujours sous la forme ludique et autonome.

D’autres documents permettant de travailler la phonologie en s’amusant sont disponibles sur la boutique en ligne. N’hésitez pas à aller y faire un tour pour y trouver ce que vous recherchez.

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Phonologie : préparer l’oreille à l’écoute des sons.

Au cours de son évolution et à des périodes plus ou moins définies, l’enfant découvre de manière spontanée et très intensément un élément de son environnement. Dans sa pédagogie, Marie Montessori appelle cela « les périodes sensibles » et cela participe à la construction de l’enfant. Le langage en fait partie et afin de faciliter les apprentissages de l’enfant il est important de pouvoir repérer ces périodes sensibles.

On peut dire que la période sensible du langage comporte trois étapes :

le langage oral qui court depuis la vie in-utéro jusqu’aux premiers mots qui ravissent tous les parents

l’acquisition du langage écrit et lu c’est-à-dire l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. L’enfant s’intéresse naturellement aux symboles mais aussi aux activités de motricité fine permettant de muscler sa main en vue de l’acquisition de l’écriture.

l’intérêt pour la grammaire et l’orthographe, c’est-à-dire la structure de la phrase, la nature et la fonction des mots, la conjugaison …

La série d’articles qui seront publiés prochainement s’intéresse à cette deuxième étape : l’acquisition du langage lu et écrit. Afin que les apprentissages s’ancrent de manière plus durable, il est intéressant de les aborder sous l’angle ludique à travers des jeux pour préparer l’oreille à l’écoute des sons, pour développer la conscience phonologique, pour reconnaître les lettres et pour identifier les syllabes.

Aujourd’hui, abordons la préparation de l’oreille à l’écoute des sons, étape indispensable dans l’apprentissage de la lecture. En effet, il est nécessaire que l’enfant soit capable d’identifier et d’associer les sons émis par les lettres. Comme le musicien, l’enfant doit s’entraîner afin que son écoute devienne intuitive et naturelle.

Avant d’aborder la question du son des lettres, voici quelques idées de petits jeux que vous pouvez proposer à votre enfant afin de le rendre plus réceptif à l’écoute.

– distinguer le bruit du silence en s’installant dans un endroit calme et verbaliser les moments de silence et de bruit

écouter différents bruits. Les objets qui nous entourent ne font pas le même son. Pour que votre enfant puisse distinguer cette différence de bruit, munissez-vous d’objets du quotidien, et invitez votre enfant à les écouter : le son du doigt tapé sur le fond de la casserole, le son de deux objets en bois qui s’entrechoquent, le son des lentilles dans le bocal, le son de vos mains qui applaudissent, … En isolant les sons, l’enfant apprend à se concentrer et il développe son acuité auditive (c’est-à-dire sa faculté à percevoir les sons)

jouer à faire le moins de bruit possible. Asseyez l’enfant sur une chaise, yeux bandés et placez sous la chaise un objet bruyant et sensible (c’est-à-dire qu’il risque de teinter quand il est déplacé). Demandez à votre enfant de le prévenir lorsqu’il entend l’objet, que vous aurez pris soin de faire sonner au préalable pour qu’il soit identifiable ou qu’il vous entend approcher de la chaise. Lorsque l’enfant est suffisamment concentré, tentez de récupérer l’objet en faisant le moins de bruit possible. Si l’enfant vous entend ou entend l’objet, il devra alors pointer du doigt dans la direction du bruit entendu. N’hésitez pas à changer les rôles et à vous bander les yeux à votre tour.

– en forêt, en campagne ou dans tout lieu naturel au calme, installez-vous et tentez d’identifier les bruits que vous entendez : le vent dans le feuillage des arbres, l’oiseau qui chante, le tracteur qui passe au loin, la vache qui meugle ou le chien qui aboie… Vous pouvez également préparer cette activité en amont en créant un bingo des sons que vous affinerez au fur et à mesure que votre enfant grandira : sur une feuille de papier, tracer 4 cases pour commencer et dessinez (ou imprimez, ou utilisez des gommettes) dans chacune d’entre elles, un animal ou un élément dont il faudra identifier le son lors de votre prochaine balade. A chaque fois que l’enfant aura entendu le bruit correspondant à une illustration du bingo, il pourra cocher la case.

utiliser son corps comme instrument de musique. Demandez à votre enfant de faire du bruit uniquement en utilisant son corps : les joues, les mains, le ventre, les cuisses, les pieds … au delà de l’expérience sensorielle cela permet également à votre enfant de s’approprier son schéma corporel.

reconnaître les sons des instruments de musique. Placez devant votre enfant 3 instruments de musique aux sons différents. Après avoir laissé l’enfant les manipuler librement quelques minutes, bandez-lui les yeux et faites sonner l’un des instruments. Demandez-lui ensuite de montrer (ou nommer s’il en est capable) l’instrument que vous venez d’utiliser.

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S’intéresser au temps qu’il fait

L’étude du temps et de la couverture nuageuse passionne les hommes depuis des temps immémoriaux, puisqu’elle permet de prédire la météo et ainsi adapter leur posture ou leurs cultures agricoles.

A l’heure actuelle, s’intéresser au temps qu’il fait permet de comprendre différents phénomènes, mais pour cela il est nécessaire de comprendre ce que signifie la météorologie.

La météorologie c’est l’étude des phénomènes climatiques grâce à l’observation et à l’analyse de différentes variables : la température, les précipitations, l’ensoleillement, la pression atmosphérique … Le météorologue utilise pour cela différents appareils pour calculer ces variables.

Aborder la météorologie avec les enfants peut se faire très tôt car au delà de l’observation de la nature, cela permet à l’enfant de se repérer dans le temps et dans l’espace puisque la météo dépend des saisons mais également de la situation géographique.

Avec les plus jeunes, vous pouvez commencer par expliquer les relations de cause à effet : quelle tenue adopter selon le temps qu’il fait, selon la température ?

Je vous invite à télécharger et à utiliser pour cela l’excellent fichier disponible sur la boutique en ligne de Maaademoiselle A Shop : La météo

cartes de nomenclature
Maaademoiselle A Shop

Ce fichier comprend 10 cartes de nomenclature essentielles pour développer le vocabulaire de l’enfant.

Voici une petite idée d’activités à préparer pour votre enfant dès 2 ans afin de lui expliquer la relation de cause à effet : s’habiller selon le temps qu’il fait :

Etalez devant lui différents vêtements : un tee shirt, un short, une casquette, un bonnet de laine, une écharpe, des gants, un parapluie, des bottes, un k-way, une doudoune, des sandalettes, un pull … Nommez chaque objet avec lui. Puis, proposez lui une carte du fichier Météo et demandez à votre enfant quels vêtements sont, selon lui, appropriés au temps représenté sur la carte. Petit à petit, l’enfant comprendra que le froid l’obligera à mettre des vêtements chauds, et au contraire, la casquette est essentielle pour se protéger du soleil.

Cette activité pourra se faire également par la suite au moment de vos sorties : questionnez votre enfant : selon toi, comment allons nous nous habiller aujourd’hui pour aller se promener ? Est-il judicieux de mettre les bottes ?

Prenez également le temps d’observer les nuages. C’est une activité très reposante et inspirante, qui plus est permet de mettre en marche l’imagination. Allongez vous dans l’herbe dans un espace dégagé et observez le ciel avec votre enfant. Avez-vous remarqué que les nuages n’ont pas la même forme, ni la même couleur ? Certains forment de grosses masses grises tandis que d’autres laissent l’impression d’une traînée de poussière après avoir passé le balai… il y a de petites boules de coton et de longs nuages qui s’étirent … Il y a des nuages qui semblent plus proches de nous et d’autres qui semblent monter très haut dans le ciel. Vous allez vite vous prendre au jeu et chercher des formes dans les nuages.

Maaademoiselle A Shop propose également un deuxième fichier, à propos des nuages cette fois.

cartes de nomenclature
Maaademoiselle A Shop

Il peut être intéressant de proposer les cartes à l’enfant et de lui demander en les observant quelle carte correspond aux nuages qu’il peut apercevoir dans le ciel. Ainsi vous pourrez associer les cartes de nomenclature des nuages avec la roue des nuages que je vous propose de télécharger en passant par ce lien. Elle permet non seulement d’identifier les nuages présents dans le ciel, mais également de pouvoir prédire le temps qu’il fera grâce à des pictogrammes. C’est un support extrêmement ludique dans le sens où l’enfant est parfaitement capable de l’utiliser même sans être lecteur. Le nom du nuage n’est qu’accessoire.

Pour aller plus loin, ou bien avec des enfants plus âgés, vous pouvez aborder les instruments de mesure du temps qu’il fait, utilisés par les météorologues pour comprendre les phénomènes climatiques ou prévoir la météo. Si chacun a une fonction précise, tous ne sont pas connus du grand public. Par ailleurs, la météorologie étant une science qui existe depuis les premiers hommes, ces instruments sont devenus de plus en plus précis et complexes.

A l’aide du fichier Les instruments de mesure du temps, vous pouvez proposer une activité de reconnaissance des objets. Cela aidera l’enfant à comprendre le rôle de chacun d’entre eux. Pour ancrer durablement les apprentissages, n’hésitez pas à proposer à votre enfant de chercher dans le dictionnaire une définition succincte de ces instruments de mesure. Chercher l’information est bien plus qualitatif que de l’avoir à portée de main.

Voici une autre idée d’activité autour des instruments de mesure du temps : placez les cartes sur une table et demandez à votre enfant s’il existe dans la maison des objets qui ont la même fonction. Pour certains c’est assez simple, le thermomètre notamment. Pour d’autres c’est plus complexe. Pourquoi ne pas aussi proposer à votre enfant d’associer les instruments qui permettent d’étudier le même phénomène ? C’est le cas par exemple des différents thermomètres, ou bien de l’anémomètre, la girouette et la manche à air qui s’intéressent au vent.

Une fois que votre enfant connaîtra la fonction des instruments, je vous propose de l’inviter à devenir météorologue pour réaliser les activités proposées dans le livret d’activités : la météorologie. Préparée différemment que les autres livrets de la boutique, celui-ci permet davantage de manipulation, ainsi l’enfant adopte une posture de scientifique : observer, émettre des hypothèses, les vérifier et consigner tout cela dans un carnet dédié.

En effet, le livret propose de réaliser quelques instruments pour mesurer le temps qu’il fait : au programme : la réalisation d’un pluviomètre, d’une girouette et d’une petite station météo. A la suite de ces réalisations, votre enfant pourra relever les mesures prises et ainsi observer les phénomènes climatiques à court terme et proposer des hypothèses pour les expliquer.

Développer l’observation active de l’environnement permet à l’enfant de se poser des questions afin de comprendre le monde qui l’entoure. La météorologie est une science qui accompagne toutes les innovations et les évolutions de l’homme, elle n’est pas juste un accessoire permettant de savoir si demain on prend ou pas son parapluie, des enjeux bien plus importants sont à l’oeuvre, notamment la préservation de l’environnement.

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Observer les feuilles.

De prime abord, rien ne ressemble plus à une feuille qu’une autre feuille. En partant de ce principe, les balades en pleine nature ne revêtent pas un très grand intérêt. Pourtant, en se penchant davantage sur l’observation du monde qui nous entoure, nous nous apercevons très rapidement que la nature est unique, colorée et de toutes les formes possibles.

A l’aide du document « la forme des feuilles » disponible via ce lien, observer les feuilles devient alors un jeu d’enfant.

Vous pouvez étaler devant vous le butin de votre collecte de feuilles réalisée auparavant, ou bien emmener vos cartes lors de vos sorties nature. Choisissez la feuille qui vous inspire le plus et posez-vous la question : s’agit-il d’une feuille simple ou composée ? Si elle est attachée directement à la branche, c’est une feuille simple, si au contraire, plusieurs folioles sont rassemblés sur un radicule (petite tige), lui même attaché à la tige, alors c’est une feuille composée.

Vous pouvez également vous focaliser sur la forme du limbe, la partie verte et plate de la feuille, ainsi que la forme de la marge, le tour de la feuille. A partir de ces observations, vous serez alors en mesure d’identifier quelques caractéristiques de la feuille que vous avez en face de vous.

L’observation active et l’assimilation d’un vocabulaire précis participent toutes deux à la connaissance et à la reconnaissance du monde qui nous entoure. Ce sont deux éléments nécessaires pour éduquer l’enfant au développement durable, à la beauté et à la diversité de notre nature et à l’importance de prendre soin de notre planète !