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Arts visuels : un ourson trop mignon

Même si les températures se radoucissent et que le soleil est de plus en plus présent, n’oublions pas que nous sommes encore en hiver. C’est pour cette raison que je reste cette semaine encore sur la banquise pour vous proposer de réaliser avec vos enfants un adorable petit ours.

Commençons par la liste du matériel à préparer. Ici je vous donne à titre indicatif ce que nous avons utilisé, cependant tout est adaptable. Vous n’avez pas de feuille colorée ? Pas de panique, il vous suffit de demander à votre enfant de peindre une feuille blanche en amont. Avec différentes techniques cela peut donner un rendu vraiment original.

Liste du matériel

-papiers cartonnés (type canson) bleu, bleu clair et blanc.

-peinture blanche + pinceau + ciseaux

-colle (j’aime utiliser la colle marine Stick de chez Cléopâtre non seulement parce qu’elle est à prise différée, mais également parce qu’elle colore en bleu les endroits où elle est appliquée. Cette couleur disparaît en séchant. Cela en fait donc une colle idéale pour les plus jeunes)

-perforatrice flocon de neige (si vous n’en possédez pas, vous pouvez tout à fait proposer à votre enfant de dessiner lui même les flocons)

-gabarit du visage de l’ourson, à télécharger gratuitement.

Les étapes de la réalisation

1. si vous avez opté pour la solution de réaliser vous même les feuilles colorées, c’est le moment. Attendez bien que tout soit bien sec pour passer aux étapes suivantes.

2. coupez une dizaine de polygones dans la feuille bleu clair. Ils représenteront les morceaux de banquise qui flottent sur l’océan arctique. N’hésitez pas à encourager votre enfant à le faire lui-même, l’utilisation des ciseaux est excellente pour muscler la main et affiner le geste en vue de l’écriture. Vous pouvez dessiner les formes sur la feuille et lui demander de suivre les lignes. Ensuite, collez les polygones sur l’autre feuille bleue.

3. appliquez la peinture blanche sur la main et réalisez l’empreinte au milieu de la feuille. L’empreinte représente le corps de l’ourson. Le pouce est l’emplacement de la tête et les autres doigts sont les pattes.

4. collez la tête de l’ourson sur le pouce.

5. réalisez des flocons de neige à l’aide de la perforatrice et collez les où bon vous semble sur le dessin. Vous pouvez également les dessiner vous-même, c’est l’occasion de faire du graphisme ô combien essentiel aussi pour le geste d’écriture.

Et voilà, votre ourson mignon est terminé 🙂

Je compte sur vous pour me montrer vos petits oursons et je vous retrouve mercredi prochain pour une activité bien différente.

Et pour rester encore un peu dans la banquise, vous pouvez retrouver la morphologie de l’ours polaire dans la boutique

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Pôle Nord ou Pôle Sud ?

La saison hivernale est souvent propice à la réalisation d’activités thématiques sur les animaux du froid. On a tendance à se concentrer sur les animaux de la banquise alors que l’Antarctique possède quelques espèces qui y ont élu domicile malgré les conditions climatiques extrêmes.

Aujourd’hui, je vous propose donc un petit jeu de tri pour distinguer les espèces animales du Pôle Nord et celles du Pôle Sud.

Avant toute chose, commençons par un petit cours de vocabulaire parce que c’est toujours mieux de savoir de quoi on parle 🙂

  • le Pôle Nord c’est le point le plus au Nord de la planète.
  • Le pôle Sud, c’est le point le plus au Sud de la planète.
  • l’Antarctique est un continent recouvert de glace situé à l’extrême sud de la planète. Le Pôle Sud est situé sur l’Antarctique.
  • La banquise c’est une étendue de glace qui se forme sur l’eau. Il ne faut pas la confondre avec l’inlandsis qui est une étendue de glace qui se forme sur un continent.
  • L’océan Arctique est situé à l’extrême nord de la planète
  • L’océan Antarctique est situé à l’extrême sud de la planète. Il entoure le continent du même nom.
  • Le cercle polaire arctique est l’un des cinq principaux parallèles (ligne géographiques imaginaire) représentés sur le planisphère. C’est celui qui est le plus au nord. Il est situé à 66° nord du Pôle Nord
  • Le cercle polaire antarctique est l’un des cinq principaux parallèles représentés sur le planisphère. C’est celui qui est le plus au sud. Il est situé à 66° sud du Pôle Sud (les trois autres principaux parallèles sont le tropique du cancer, le tropique du capricorne et l’Equateur).

Voilà, maintenant que nous sommes tous d’accord sur le vocabulaire, c’est parti pour l’activité du mercredi ! Aujourd’hui, nous allons donc trier les animaux selon le lieu où ils résident la plupart de l’année.

Pour cela, je vous invite à vous munir de figurines réalistes telles que Schleich, Papo, Collecta ou encore Safari Ltd. Si vous n’en possédez pas, pas de panique, je vous propose une alternative en fin d’article 🙂

Téléchargez et imprimez gratuitement les deux cartes de nomenclature sur les cercles polaires arctique et antarctique

Et c’est parti pour le tri des animaux !

Mais quels sont les animaux que l’on trouve aux deux pôles ?

Au Pôle Sud, la faune est moins importante que sur le reste de la planète compte tenu des températures et de la météo très extrêmes. Néanmoins vous pouvez y trouver :

  • la baleine bleue qui vient se nourrir de krill. Ces minuscules crevettes sont très nombreuses grâce à la prolifération de phyloplancton dont elles se nourrissent. Saviez-vous qu’à certains endroits de l’océan il y a tellement de krill que l’eau se pare d’une jolie couleur rose ? C’est tout simplement fascinant !
  • les manchots : manchot empereur, le plus grand de tous les manchots, le manchot royal, le manchot Adélie, le manchot papou… A ce titre, je vous conseille vivement de visionner l’exceptionnel film « la marche de l’empereur » pour tout savoir sur ce manchot. C’est un film documentaire très bien réalisé.
  • les manchots sont le mets favori des phoques : phoque de Ross, phoque de Weddell, phoque crabier … on trouve également en antarctique des léopards de mer.
  • et comme la nature est bien faite, la chaîne alimentaire se poursuit et l’orque est souvent dans les parages quand il y a des phoques. L’orque est un mammifère marin considéré comme l’un des plus grands prédateurs.
  • en Antarctique on trouve également de nombreuses espèces d’oiseaux : des labbes, des petrels, des gorfous reconnaissables avec leur huppe de plumes jaunes ou oranges sur la tête, des albatros ou encore des cormorans.

Tout ce petit monde investit surtout les côtes. Le centre du continent est bien trop hostile.

Gardons notre anorak, nos moufles et notre bonnet à pompon pour nous rendre dans le cercle polaire Arctique. Il y fait moins froid qu’à l’extrême sud de la planète, mais la glace est quand même omniprésente (même si elle a tendance à s’amenuiser du fait du réchauffement climatique, mais ceci est une autre histoire). La faune est bien plus diversifiée

  • vous pouvez tomber nez à nez avec un ours polaire (je ne vous le conseille pas ^^) et sa silhouette blanche connue de tous.
  • phoques, morses, loups arctiques, renards polaires, hermine, lièvre arctique se plaisent également dans ces milieux bien froids.
  • les rennes (ou caribous chez nos amis canadiens) et les élans (ou orignal toujours au Canada) sont des cervidés qui s’accomodent parfaitement des grandes étendues enneigées.
  • et puis il y a les oiseaux migrateurs qui s’en vont à la fin de l’été quand la neige commence à tomber : oies bernaches, grues, eiders, bécasseaux.
  • et dans l’océan ? les narvals et bélugas profitent des polynies (des chemins d’eau creusés dans la glace) pour traverser le Pôle Nord.

Et si vous ne possédez pas les figurines adéquates ? pas de panique, sur la boutique vous trouverez un document composé de 41 cartes de nomenclature représentant les animaux du froid 🙂 il est justement parfait pour ce genre d’activité et développer le vocabulaire de vos petits bouts de chou 🙂

Cartes de nomenclature : les animaux du froid

Vous souhaitez aller plus loin ? voici quelques autres documents que vous pouvez trouver sur la boutique en ligne

cartes de nomenclature : la morphologie de l’ours polaire

cartes de nomenclature : la morphologie du manchot empereur

cartes à pinces de dénombrement : les animaux du froid

livret d’activités maternelle : les animaux du froid

et pour plus d’idées d’activités sur les animaux du froid, je vous oriente vers l’article très bien écrit de Maaademoiselle A Shop

Maaademoiselle A. Shop - 10 idées sur le thème des animaux polaires (activités, jeux, livres)

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Décorer des masques pour le carnaval

Mardi 16 février c’est mardi-gras !

Il est de notoriété publique de manger des crêpes pour l’occasion. C’est aussi un jour associé au carnaval 🙂 Mais savez-vous ce que l’on fête et quelle est l’origine de Mardi-gras ?

Mardi-gras est le jour qui précède le mercredi des cendres : le début du carême qui mènera les chrétiens jusqu’à Pâques. Pendant le Carême, les croyants alternent les jours de jeûn et les jours d’abstinence. Tout cela pour rappeler les 40 jours que Jésus a passé dans le désert sans manger. Alors avant de passer quarante jours dans la foi et la sobriété, les gens faisaient la fête la veille : c’est ainsi que mardi gras est né.

C’est également à cette période de l’année que les armateurs dunkerquois envoyaient leurs bateaux de pêche pour 6 mois dans les eaux islandaises. La solde était payée de moitié avant le départ et sachant que la moitié des marins ne reviendrait pas de ce long périple, eux aussi faisaient la fête avant le départ : c’est le début du célèbre carnaval de Dunkerque !

Vue la situation sanitaire actuelle, les carnavals de par le monde sont tous annulés. Ceux dans les écoles aussi … Mais pas question de se laisser abattre, aujourd’hui, je vous propose de créer de jolis masques pour faire la fête mardi prochain en mangeant des crêpes à la maison.

Pas de règle, pas de tutoriel à suivre !! je vous invite vraiment à faire le tour de votre maison à la recherche de tous les accessoires que vous pouvez utiliser pour décorer vos masques : peinture, feutres, pompons, paillettes, gommettes, sequins, plumes, perles … Vos masques seront les plus beaux car ils seront sortis de votre imagination ❤

Pour télécharger gratuitement le document contenant trois masques différents, c’est par ici que ça se passe –> Masques à télécharger

Je vous conseille d’imprimer les masques sur du papier assez rigide car avec la peinture et tout ce que vous allez ajouter, ça risque de gondoler ou de se fragiliser.

Maintenant, à vous de jouer !!! je compte sur vous pour me montrer vos jolis masques. Pour cela n’hésitez pas à me taguer sur les réseaux sociaux : Instagram et/ou Facebook.

Envie de prolonger l’aventure carnavalesque ? rendez-vous sur la boutique pour télécharger les deux documents sur le sujet

Cartes de nomenclature les carnavals du monde

cartes de nomenclature : imagier du carnaval

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Grammaire : apprendre la nature des mots grâce à la pédagogie Montessori

Connaître la nature des mots permettant l’analyse des phrases est une étape dans l’instruction d’un enfant, une étape parfois douloureuse. De nombreuses personnes assurent n’en avoir retiré aucun plaisir, que cela a été très compliqué et que même aujourd’hui, elles ne savent parfois pas faire la différence entre un adjectif ou un adverbe.

Pourtant, en utilisant la méthode proposée par le Docteur Montessori, vous verrez que non seulement la grammaire n’est pas si complexe que ce que vous avez pu penser, mais surtout que cela puisse être appris de manière ludique tout en manipulant le matériel.

En effet, comme pour tous les apprentissages, dans la pédagogie Montessori, l’approche de la grammaire se fait de manière sensorielle en manipulant afin de comprendre la construction de la phrase. Pour cela, Maria Montessori a créé un matériel appelé « les symboles grammaticaux ».

Ce matériel se compose tout d’abord de 9 solides en 3 dimensions qui permettent de visualiser les 9 principales natures de mots, puis d’une boite comportant 9 casiers dans lesquels se trouvent les symboles « à plat »

Quels sont ces 9 symboles ?

Les deux premiers symboles présentés à l’enfant sont :

  • Le nom, représenté sous la forme d’une pyramide noire car c’est le pilier de la phrase.
  • Le verbe, représenté sous la forme d’une sphère rouge car c’est le verbe qui apporte le mouvement dans la phrase (comme la sphère qui roule)

S’en suivent :

  • l’adjectif représenté par une pyramide bleu-foncé plus petite que celle du nom
  • le déterminant représenté par une pyramide bleu-clair plus petite que celle de l’adjectif
  • Le pronom représenté par une pyramide violette à trois côtés

Nom, adjectif et déterminant forment « la famille du nom » c’est pour cette raison qu’ils ont la même forme : une pyramide. La taille et la couleur correspondent à leur importance dans la phrase. La famille du nom peut être remplacée par un pronom, c’est pour cette raison que le pronom est une pyramide à base triangulaire pour représenter les 3 mots qu’il remplace.

  • l’adverbe représenté par une sphère orange, plus petite que celle du nom.

La sphère représente le mouvement et l’adverbe apporte des précisions sur le verbe ou le modifie. (par la suite, on expliquera à l’enfant que l’adverbe peut aussi intervenir sur l’adjectif ou sur un autre adverbe).

  • la préposition représentée par un « pont » vert, ou plutôt une lune parce que la préposition relie un élément de la phrase à un autre (je suis allée chez le coiffeur. CHEZ est la préposition qui permet de savoir où je suis allée)
  • la conjonction représentée par un rectangle rose, parce que comme un tiret, la conjonction relie deux phrases entre elles.
  • l’interjection représentée par une pyramide dont le sommet est planté dans une sphère, le tout doré. Il ressemble à un point d’exclamation car l’interjection est souvent accompagnée de ce signe de ponctuation.
Solide des symboles grammaticaux : Montessori-Store
boite des symboles grammaticaux : Montessori Store

Comment aborder la nature des mots selon la pédagogie Montessori ?

Afin que l’enfant sache identifier la nature des mots, il est nécessaire de comprendre le rôle de chaque mot dans la phrase. Ainsi, en suivant la progression proposée par Maria Montessori, nous allons commencer par présenter à l’enfant les deux mots principaux : le nom et le verbe. Tous les deux sont indispensables dans la phrase et donnent des indications pour le sens de celle-ci. Le nom permet de savoir de qui l’on parle, le verbe permet de savoir ce que fait le nom.

L’adulte propose alors à l’enfant des mots, verbes ou noms et l’enfant place dessous le symbole correspondant.

On augmente la difficulté en ajoutant ensuite et dans cet ordre : le déterminant, l’adjectif et l’adverbe. Les suivants arriveront plus tard. En expliquant à chaque fois le rôle de chaque symbole, l’enfant arrive alors à les retrouver dans les phrases et petit à petit, il codera à l’aide des symboles des phrases de plus en plus longues.

Identifier la nature des mots

Quelques idées de jeu autour de la nature des mots :

Tout d’abord et grâce à la leçon en trois temps, vous pouvez proposer à votre enfant d’apprendre les différentes natures de mots à l’aide des cartes de nomenclature. On commence toujours par le nom et le verbe, puis on introduit dans cet ordre le déterminant, l’adjectif et l’adverbe. Les autres seront vus ultérieurement.

Ensuite, vous pouvez mettre à disposition de votre enfant les cartes à pinces : il pourra alors associer le mot en gras à sa nature. Les cartes à pinces sont un matériel très prisé des enfants : c’est ludique, ça permet d’exercer sa motricité et il apprend mieux quand son corps est en mouvement et enfin cela sort du cadre strict de l’apprentissage de la grammaire. L’encodage arrivant donc plus tard.

Cartes à pinces : la nature des mots

Puis votre enfant pourra également coder des phrases à l’aide des symboles grammaticaux. Dans le document ci-dessous, les symboles grammaticaux sont inclus, cela nécessitera un travail de découpage en amont, mais ensuite votre enfant pourra les manipuler à sa guise. Rappelons que dans ce document et dans tous les autres autour de la grammaire, la difficulté se veut croissante en ne présentant à l’enfant qu’une difficulté à la fois. On passe au symbole suivant dès lors que les précédents sont bien compris.

Enfin, un dernier jeu où votre enfant pourra associer des phrases avec des codes réalisés à l’aide des symboles grammaticaux.

Associer les phrases aux symboles grammaticaux

Documents à retrouver sur Les Trésors de l’Apprentissage

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Le co-schooling

Voilà un terme de plus en plus utilisé par les familles, mais qu’y a-t-il derrière cet anglicisme ?

Qu’est-ce que le Co-Schooling ?

Le co-schooling signifie “avec l’école“. Ca veut donc dire que lorsqu’une famille pratique le Co-schooling, elle propose aux enfants des activités en parallèle de ce qui est vu à l’école. Mais si vous ne connaissez pas le terme, la pratique en elle-même est plutôt répandue. En effet, les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et ont donc un rôle non négligeable à jouer dans l’instruction de ceux-ci. Jusqu’à aujourd’hui les parents peuvent encore choisir de déléguer ou non cette instruction, partiellement, ou totalement.

Lorsque l’instruction est totalement déléguée, les enfants vont à l’école.

Lorsque l’instruction n’est pas du tout déléguée, les enfants pratiquent l’instruction en famille (ou IEF)

Cartes de nomenclature : les empreintes des animaux

Lorsque l’instruction est partiellement déléguée, les enfants vont à l’école et les parents gardent un oeil sur les apprentissages, mais il y contribuent également à leur manière. C’est le co-schooling.

Pourquoi faire du co-schooling ? Cela ne risque-t-il pas de surcharger des enfants déjà bien fatigués par le rythme imposé au quotidien ? 

Il y a plusieurs raisons à pratiquer le co-schooling :

– on peut voir le co-schooling comme du “rattrapage scolaire“, c’est-à-dire aider l’enfant à surmonter ses difficultés dans une matière ou concernant une notion en particulier.

– le co-schooling peut aussi intervenir pour étoffer quelque chose vu à l’école : par exemple faire des recherches ou des activités sur un animal étudié dans un album …

– enfin le co-schooling peut aussi être l’occasion d’accompagner l’enfant dans ses apprentissages, si ceux-ci dépassent le cadre de référence de l’école : c’est à dire le programme scolaire.

En règle générale, le co-schooling c’est l’occasion d’apprendre des choses, mais par le biais du jeu, de la manipulation, des expériences… il s’agit donc de découvrir de nouvelles notions ou de comprendre quelque chose en utilisant du matériel différent de l’école.

Cartes de nomenclature les animaux préhistoriques

Cartes à pinces de dénombrement : la préhistoire

Lorsque les enfants sont à l’école, dans une classe comportant environ 25 élèves, il est bien évident que l’enseignant a toutes les peines du monde à individualiser son enseignement, pour la simple raison qu’il manque cruellement de temps (et de moyens). N’oublions pas que les parents sont les premiers pédagogues de leurs enfants et dans ce sens, ils sont tout à fait légitimes pour étoffer leurs apprentissages. Et ils ont cette chance, les parents, de ne pas avoir 25 enfants du même âge devant eux. Ainsi, ils peuvent consacrer leur temps uniquement aux questionnements de leur enfant (et des autres aussi, mais que les familles de 25 enfants lèvent la main ??? ^^) en utilisant toutes les ressources qu’ils ont à leur disposition à condition de les identifier comme telles.

On peut par exemple parler des fractions ou de proportionnalité en faisant un gâteau, on peut travailler la lecture au moyen des pédagogies alternatives, on peut répondre aux questionnements des enfants sur les abeilles en allant faire un tour chez un apiculteur … Tout est prétexte à l’apprentissage pour l’enfant.

Cartes à pinces – je compte les syllabes orales des mots

Par ailleurs, alors qu’à l’école le temps scolaire est scrupuleusement surveillé afin d’y faire rentrer tout ce qui est prévu dans la journée, l’avantage à la maison c’est que l’enfant a le temps et ça c’est un réel avantage. Imaginons qu’un enfant, passionné par la peinture soit obligé de s’arrêter dans sa création parce que c’est l’heure d’aller à la récréation ? Imaginez un autre enfant, qui met un peu plus de temps à écrire soit lui-aussi obligé de se presser, voire même d’arrêter sa production, parce que maintenant c’est l’heure des mathématiques ? Le fait d’avoir la possibilité de respecter le rythme de son enfant, qu’il soit plutôt lent par souci de bien faire ou bien parce que l’enfant a des stratégies de réflexion qui prennent un peu plus de temps, ou bien rapide parce que le petit percute plus vite, parce qu’une réflexion en entraîne une autre, parce que sa curiosité prend le dessus, est un vrai plus afin qu’il puisse toujours se sentir à l’aise et épanoui dans ses apprentissages. 

Cartes de nomenclature – les monuments du monde

Quand proposer des activités de co-schooling ?

Tout d’abord, il n’y a pas de planning prévu parce que contrairement à l’école, il n’y pas de cahier des charges, de programme à terminer à tel ou tel moment.

De plus, les enfants, comme les parents, sont fatigués de la journée qui vient de se passer, obligés de se contenir, de respecter le programme établi par la maîtresse …

Enfin, parfois, les enfants et/ou les parents, n’ont tout simplement pas envie. Et c’est important de s’écouter dans ce cas. Car si l’enfant n’a pas envie de faire l’activité que vous lui avez proposé, il risque de se braquer ou bien de ne pas retenir ce que vous essayez de lui expliquer …  et si c’est vous, qui vous forcez à mettre en place quelque chose qui ne vous parle pas, ou à un moment qui vous est personnellement inopportuns, alors vous n’arriverez pas à transmettre à votre enfant l’enthousiasme nécessaire. nous ne sommes pas à l’école, le co-schooling c’est de l’amusement avant tout 🙂

Afin que le co-schooling soit efficace, il est donc nécessaire de prendre le temps d’observer vos enfants dans leurs activités, au quotidien, dans leurs jeux, à des moments plus classiques comme le repas, le bain … Je vous conseille de prendre le temps de les regarder pour les comprendre, savoir ce qui les intéresse en ce moment, ce qui ne fonctionnera pas, ce dont ils sont capables, leurs réflexion, leurs raisonnements, leurs envies … Et observer, ça prend beaucoup de temps et ça demande d’être uniquement concentrés là dessus. Grâce à ces observations, vous pouvez donc savoir quoi leur proposer, et surtout quand !

Certains enfants sont plutôt du matin, d’autres sont plus efficaces le soir. Tel enfant réclamera « du travail » sitôt revenu de l’école alors qu’un autre préfèrera que les activités aient lieu le mercredi ou bien le week-end ou encore pendant les vacances scolaires.

Comment s’organiser ?

Il n’existe pas une règle à suivre pour le co-schooling, mais une adaptation pour chaque famille. Voici quelques pistes.

les tables thématiques. pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines (il n’y a pas de temps précis, vous faites ce que vous avez à faire en prenant votre temps) les activités tournent autour d’un sujet et c’est l’occasion d’aborder tous les aspects, qu’ils soient du domaine du langage, du domaine scientifiquemathématiquehistorique et même artistique !

Cartes de nomenclature – les étapes de la fabrication du miel

Vous pouvez mettre en place un petit monde sur la table dédiée à cela, en utilisant un maximum d’objets de récup’ et naturels, des choses que vous possédez à la maison. le petit monde doit être joli visuellement et qu’il donne envie aux enfants d’aller manipuler tous les éléments. Vous pouvez des choses qu’ils connaissent, d’autres non, mais qui amènent au questionnement. Vous pouvez aussi volontairement oublier des choses et les enfants complètent la table à leur manière.

Vous pouvez proposer une sélection de livres jeunesse, parce que vous savez que la lecture est un aspect essentiel dans le quotidien des enfants. L’idée est de sélectionner plusieurs albums différents : avec des textures ou des sons, des documentaires, des histoires de toutes sortes, avec des rabats, des énigmes … Le but est vraiment de varier les supports. Tous les livres sont rangés dans une caisse. ainsi regroupés et mis en avant, ils capteront l’intérêt de vos enfants.

Les plateaux de manipulation sont intéressants également. Inspirés de la pédagogie Montessori, ils permettent de développer la motricité fine des enfants, mais pas que ! Ils ont aussi l’avantage d’ancrer les apprentissages de manière tout à fait ludique. Souvent, les plateaux se ressemblent beaucoup d’une thématique à l’autre, mais on change les éléments utilisés afin qu’ils correspondent mieux à la thématique. Ils peuvent également évoluer en fonction de l’âge de l’enfant. Par exemple, il est possible de proposer du transvasement pour les tout petits avec des noix pour une thématique Automne, puis, choisir des graines plus petites pour une thématique future.

N’hésitez pas à garder une trace des productions de vos enfants qu’il s’agit d’art visuel, de livret d’activités ou de lapbook, non seulement cela permet de garder une trace de ce qui a été fait et l’enfant est toujours ravi de revoir ce qu’il a pu faire quelques semaines, quelques mois auparavant ou bien de montrer ses productions aux membres de la famille ou aux amis, mais cela permet également d’observer les compétences acquises ou non par vos enfants et donc de réajuster vos activités soit parce que la notion en question est acquise et donc les enfants ne voient pas l’intérêt d’en rajouter une couche, soit parce que certaines choses ne sont pas encore pour tout de suite, parce qu’il y a d’autres étapes entre deux

Quelle méthode suivre ?

Aucune méthode n’est meilleure qu’une autre, à vous de trouver votre équilibre selon vos envies et selon vos enfants. Vous pouvez piocher à droite et à gauche ce qui vous intéresse et trouver votre bonheur dans les pédagogies alternatives telles que SteinerFreinetMasonReggio, Froëbel pour la pratique et Dewey, Meirieu, Gardner ou encore Piaget.

En fait, tout est prétexte à l’apprentissage, tout le matériel, les jeux que vous possédez permettent de faire du français, des sciences, des mathématiques … et le fait que tout soit à disposition est super pratique pour dégainer ce dont vous avez besoin pour expliquer sur le pouce une notion qui questionne votre enfant ou bien pour aller plus loin dans vos démarches d’apprentissage, si bien que les enfants n’ont même pas conscience de travailler, d’apprendre et de retenir des notions qui leur seront essentielles tout au long de leur vie.

Et pour conclure

Il n’est bien sûr absolument pas question de faire de vos enfants des petits génies, mais bel et bien de les accompagner dans leurs demandes. Vous verrez qu’un enfant va vite dans ses apprentissages dès lors qu’il est motivé et passionné. Le fait de pratiquer le co-schooling lui permet vraiment de ne pas se sentir bridé, frustré par le système éducatif de l’école et de se rendre compte qu’il y a d’autres alternatives.

C’est dans cette optique que j’ai créé Les Trésors de l’Apprentissage, afin de vous proposer des documents ludiques pour que votre enfant puisse avancer dans ses questionnements et ses intérêts tout en jouant et en s’amusant car il s’agit bien là du plus important, n’est-ce-pas ?

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Le lapbook : un outil formidable pour apprendre autrement

Qu’est-ce qu’un lapbook ?

Le lapbook est un dossier mis en forme par l’enfant sur une thématique particulière. Il a ceci de particulier qu’il contient peu d’écrit, mais un maximum de visuels pour le rendre ludique, attrayant, interactif et surtout unique. En français, on pourrait traduire le mot lapbook par « livre animé ».

Pourquoi réaliser un lapbook ?

Le lapbook peut être fabriqué à l’école, mais aussi dans le cadre de l’instruction en famille, mais également en co-schooling. Le lapbook permet de garder une trace des apprentissages, puisque l’enfant restitue ses connaissances et résume les notions qu’il a acquises. Il encourage la créativité pour rendre l’outil unique puisqu’à l’image de l’enfant. L’enfant, autonome dans la réalisation, est donc acteur de ses apprentissages.

Si vous êtes adeptes des apprentissages ludiques, le lapbook est fait pour vous parce qu’il est enthousiasmant et motivant pour l’enfant de créer quelque chose à son image.

Le travail de recherche, connu pour être très efficace en matière d’apprentissage, a ici toute son importance car l’enfant est amené, soit à rechercher les informations qu’il souhaite retranscrire dans les cahiers ou les livres qu’il a étudiés, mais également s’il veut aller plus loin.

à qui le lapbook est-il destiné ?

Le lapbook peut être adapté à tous les âges, même aux enfants non lecteurs ou en bas âge. En effet, le principe est de le complexifier selon le niveau et les capacités personnelles de chaque enfant.

En aucun cas le lapbook doit être une difficulté pour l’enfant, sinon il perd toutes ses qualités. C’est pour cela que l’intervention d’un adulte peut être parfois nécessaire, pour découper les éléments ou proposer des choses pré-remplies. Ainsi, l’enfant peut donc réaliser son lapbook partiellement ou totalement.

Souvent, il est conseillé d’accompagner l’enfant surtout s’il n’est pas encore à l’aise avec le principe du lapbook. Petit à petit, il prendra l’habitude et se familiarisera avec les « codes » de réalisation, prenant par la même occasion de plus en plus d’autonomie et d’initiatives dans la création.

Que peut-on trouver dans un lapbook ?

des définitions, des enveloppes à ouvrir, des cartes, des animations, des roues à tourner, des fenêtres à soulever, des tirettes, des dessins, des livrets, des pop-up, des objets amovibles …

vous l’aurez compris, la seule limite est votre imagination ! et pour rendre le lapbook encore plus unique et esthétique, vous pouvez même envisager de le décorer en utilisant des méthodes et du matériel de scrapbooking.

Quel est le matériel dont vous aurez besoin pour créer un lapbook ?

Pour fabriquer un lapbook, le matériel dont vous aurez besoin est dans vos tiroirs ou à défaut, facilement trouvable : des feuilles cartonnées de différentes couleurs, de la colle, des ciseaux, des feutres/crayons de couleur/peinture…, une perforatrice, de la ficelle, des attaches parisiennes, des trombones, une règle, des stylos, du scotch… Bref faites vous plaisir 🙂

Vous souhaitez vous lancer ?

…mais la création du lapbook vous fait peur ?

Saviez-vous que les Trésors de l’Apprentissage vous propose plusieurs lapbooks clés en main ?

Tous les éléments sont présents et un pas à pas très détaillé vous accompagne dans la réalisation, même si, bien entendu, il vous est tout à fait possible d’adapter la forme de votre lapbook.

Voici les thématiques disponibles :

Le système solaire Les abeilles Les papillons