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Le co-schooling

Voilà un terme de plus en plus utilisé par les familles, mais qu’y a-t-il derrière cet anglicisme ?

Qu’est-ce que le Co-Schooling ?

Le co-schooling signifie “avec l’école“. Ca veut donc dire que lorsqu’une famille pratique le Co-schooling, elle propose aux enfants des activités en parallèle de ce qui est vu à l’école. Mais si vous ne connaissez pas le terme, la pratique en elle-même est plutôt répandue. En effet, les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et ont donc un rôle non négligeable à jouer dans l’instruction de ceux-ci. Jusqu’à aujourd’hui les parents peuvent encore choisir de déléguer ou non cette instruction, partiellement, ou totalement.

Lorsque l’instruction est totalement déléguée, les enfants vont à l’école.

Lorsque l’instruction n’est pas du tout déléguée, les enfants pratiquent l’instruction en famille (ou IEF)

Cartes de nomenclature : les empreintes des animaux

Lorsque l’instruction est partiellement déléguée, les enfants vont à l’école et les parents gardent un oeil sur les apprentissages, mais il y contribuent également à leur manière. C’est le co-schooling.

Pourquoi faire du co-schooling ? Cela ne risque-t-il pas de surcharger des enfants déjà bien fatigués par le rythme imposé au quotidien ? 

Il y a plusieurs raisons à pratiquer le co-schooling :

– on peut voir le co-schooling comme du “rattrapage scolaire“, c’est-à-dire aider l’enfant à surmonter ses difficultés dans une matière ou concernant une notion en particulier.

– le co-schooling peut aussi intervenir pour étoffer quelque chose vu à l’école : par exemple faire des recherches ou des activités sur un animal étudié dans un album …

– enfin le co-schooling peut aussi être l’occasion d’accompagner l’enfant dans ses apprentissages, si ceux-ci dépassent le cadre de référence de l’école : c’est à dire le programme scolaire.

En règle générale, le co-schooling c’est l’occasion d’apprendre des choses, mais par le biais du jeu, de la manipulation, des expériences… il s’agit donc de découvrir de nouvelles notions ou de comprendre quelque chose en utilisant du matériel différent de l’école.

Cartes de nomenclature les animaux préhistoriques

Cartes à pinces de dénombrement : la préhistoire

Lorsque les enfants sont à l’école, dans une classe comportant environ 25 élèves, il est bien évident que l’enseignant a toutes les peines du monde à individualiser son enseignement, pour la simple raison qu’il manque cruellement de temps (et de moyens). N’oublions pas que les parents sont les premiers pédagogues de leurs enfants et dans ce sens, ils sont tout à fait légitimes pour étoffer leurs apprentissages. Et ils ont cette chance, les parents, de ne pas avoir 25 enfants du même âge devant eux. Ainsi, ils peuvent consacrer leur temps uniquement aux questionnements de leur enfant (et des autres aussi, mais que les familles de 25 enfants lèvent la main ??? ^^) en utilisant toutes les ressources qu’ils ont à leur disposition à condition de les identifier comme telles.

On peut par exemple parler des fractions ou de proportionnalité en faisant un gâteau, on peut travailler la lecture au moyen des pédagogies alternatives, on peut répondre aux questionnements des enfants sur les abeilles en allant faire un tour chez un apiculteur … Tout est prétexte à l’apprentissage pour l’enfant.

Cartes à pinces – je compte les syllabes orales des mots

Par ailleurs, alors qu’à l’école le temps scolaire est scrupuleusement surveillé afin d’y faire rentrer tout ce qui est prévu dans la journée, l’avantage à la maison c’est que l’enfant a le temps et ça c’est un réel avantage. Imaginons qu’un enfant, passionné par la peinture soit obligé de s’arrêter dans sa création parce que c’est l’heure d’aller à la récréation ? Imaginez un autre enfant, qui met un peu plus de temps à écrire soit lui-aussi obligé de se presser, voire même d’arrêter sa production, parce que maintenant c’est l’heure des mathématiques ? Le fait d’avoir la possibilité de respecter le rythme de son enfant, qu’il soit plutôt lent par souci de bien faire ou bien parce que l’enfant a des stratégies de réflexion qui prennent un peu plus de temps, ou bien rapide parce que le petit percute plus vite, parce qu’une réflexion en entraîne une autre, parce que sa curiosité prend le dessus, est un vrai plus afin qu’il puisse toujours se sentir à l’aise et épanoui dans ses apprentissages. 

Cartes de nomenclature – les monuments du monde

Quand proposer des activités de co-schooling ?

Tout d’abord, il n’y a pas de planning prévu parce que contrairement à l’école, il n’y pas de cahier des charges, de programme à terminer à tel ou tel moment.

De plus, les enfants, comme les parents, sont fatigués de la journée qui vient de se passer, obligés de se contenir, de respecter le programme établi par la maîtresse …

Enfin, parfois, les enfants et/ou les parents, n’ont tout simplement pas envie. Et c’est important de s’écouter dans ce cas. Car si l’enfant n’a pas envie de faire l’activité que vous lui avez proposé, il risque de se braquer ou bien de ne pas retenir ce que vous essayez de lui expliquer …  et si c’est vous, qui vous forcez à mettre en place quelque chose qui ne vous parle pas, ou à un moment qui vous est personnellement inopportuns, alors vous n’arriverez pas à transmettre à votre enfant l’enthousiasme nécessaire. nous ne sommes pas à l’école, le co-schooling c’est de l’amusement avant tout 🙂

Afin que le co-schooling soit efficace, il est donc nécessaire de prendre le temps d’observer vos enfants dans leurs activités, au quotidien, dans leurs jeux, à des moments plus classiques comme le repas, le bain … Je vous conseille de prendre le temps de les regarder pour les comprendre, savoir ce qui les intéresse en ce moment, ce qui ne fonctionnera pas, ce dont ils sont capables, leurs réflexion, leurs raisonnements, leurs envies … Et observer, ça prend beaucoup de temps et ça demande d’être uniquement concentrés là dessus. Grâce à ces observations, vous pouvez donc savoir quoi leur proposer, et surtout quand !

Certains enfants sont plutôt du matin, d’autres sont plus efficaces le soir. Tel enfant réclamera « du travail » sitôt revenu de l’école alors qu’un autre préfèrera que les activités aient lieu le mercredi ou bien le week-end ou encore pendant les vacances scolaires.

Comment s’organiser ?

Il n’existe pas une règle à suivre pour le co-schooling, mais une adaptation pour chaque famille. Voici quelques pistes.

les tables thématiques. pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines (il n’y a pas de temps précis, vous faites ce que vous avez à faire en prenant votre temps) les activités tournent autour d’un sujet et c’est l’occasion d’aborder tous les aspects, qu’ils soient du domaine du langage, du domaine scientifiquemathématiquehistorique et même artistique !

Cartes de nomenclature – les étapes de la fabrication du miel

Vous pouvez mettre en place un petit monde sur la table dédiée à cela, en utilisant un maximum d’objets de récup’ et naturels, des choses que vous possédez à la maison. le petit monde doit être joli visuellement et qu’il donne envie aux enfants d’aller manipuler tous les éléments. Vous pouvez des choses qu’ils connaissent, d’autres non, mais qui amènent au questionnement. Vous pouvez aussi volontairement oublier des choses et les enfants complètent la table à leur manière.

Vous pouvez proposer une sélection de livres jeunesse, parce que vous savez que la lecture est un aspect essentiel dans le quotidien des enfants. L’idée est de sélectionner plusieurs albums différents : avec des textures ou des sons, des documentaires, des histoires de toutes sortes, avec des rabats, des énigmes … Le but est vraiment de varier les supports. Tous les livres sont rangés dans une caisse. ainsi regroupés et mis en avant, ils capteront l’intérêt de vos enfants.

Les plateaux de manipulation sont intéressants également. Inspirés de la pédagogie Montessori, ils permettent de développer la motricité fine des enfants, mais pas que ! Ils ont aussi l’avantage d’ancrer les apprentissages de manière tout à fait ludique. Souvent, les plateaux se ressemblent beaucoup d’une thématique à l’autre, mais on change les éléments utilisés afin qu’ils correspondent mieux à la thématique. Ils peuvent également évoluer en fonction de l’âge de l’enfant. Par exemple, il est possible de proposer du transvasement pour les tout petits avec des noix pour une thématique Automne, puis, choisir des graines plus petites pour une thématique future.

N’hésitez pas à garder une trace des productions de vos enfants qu’il s’agit d’art visuel, de livret d’activités ou de lapbook, non seulement cela permet de garder une trace de ce qui a été fait et l’enfant est toujours ravi de revoir ce qu’il a pu faire quelques semaines, quelques mois auparavant ou bien de montrer ses productions aux membres de la famille ou aux amis, mais cela permet également d’observer les compétences acquises ou non par vos enfants et donc de réajuster vos activités soit parce que la notion en question est acquise et donc les enfants ne voient pas l’intérêt d’en rajouter une couche, soit parce que certaines choses ne sont pas encore pour tout de suite, parce qu’il y a d’autres étapes entre deux

Quelle méthode suivre ?

Aucune méthode n’est meilleure qu’une autre, à vous de trouver votre équilibre selon vos envies et selon vos enfants. Vous pouvez piocher à droite et à gauche ce qui vous intéresse et trouver votre bonheur dans les pédagogies alternatives telles que SteinerFreinetMasonReggio, Froëbel pour la pratique et Dewey, Meirieu, Gardner ou encore Piaget.

En fait, tout est prétexte à l’apprentissage, tout le matériel, les jeux que vous possédez permettent de faire du français, des sciences, des mathématiques … et le fait que tout soit à disposition est super pratique pour dégainer ce dont vous avez besoin pour expliquer sur le pouce une notion qui questionne votre enfant ou bien pour aller plus loin dans vos démarches d’apprentissage, si bien que les enfants n’ont même pas conscience de travailler, d’apprendre et de retenir des notions qui leur seront essentielles tout au long de leur vie.

Et pour conclure

Il n’est bien sûr absolument pas question de faire de vos enfants des petits génies, mais bel et bien de les accompagner dans leurs demandes. Vous verrez qu’un enfant va vite dans ses apprentissages dès lors qu’il est motivé et passionné. Le fait de pratiquer le co-schooling lui permet vraiment de ne pas se sentir bridé, frustré par le système éducatif de l’école et de se rendre compte qu’il y a d’autres alternatives.

C’est dans cette optique que j’ai créé Les Trésors de l’Apprentissage, afin de vous proposer des documents ludiques pour que votre enfant puisse avancer dans ses questionnements et ses intérêts tout en jouant et en s’amusant car il s’agit bien là du plus important, n’est-ce-pas ?

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